Aïe, j’ai mal au dos !

Aïe, j’ai mal au dos !

Chère amie, cher ami,

7 heures. Il faut se lever. Le réveil claironne joyeusement au son de la chevauchée des Walkyries.
Mon réveil se fait en trois étapes :
Un, je me maudis d’avoir mis le réveil au bout de la pièce pour me forcer à me lever.
Deux, je me promets de changer la sonnerie dans la journée. Le temps des cerises, c’est mieux.
Trois, porté par une volonté soudaine de faire taire la machine infernale, je me lève brusquement…

Et là.
Crack.
Le voilà.
Le mal de dos !

Hum… Je sens qu’il ne va pas me quitter de sitôt. Porter mon fils de deux ans pour l’embrasser sera un défi, descendre la poubelle un cauchemar et il n’est plus question d’aller jouer au tennis ce soir. Je mets ma main sur les hanches comme pour vérifier qu’elles sont encore là. Je les tiens comme pour les aider à porter mon dos endolori.
La journée va être longue aujourd’hui…

La situation vous est familière ?

Bon, je l’admets, je l’ai un peu scénarisée.
En général, je me couche tôt et n’ai pas besoin de réveil 🙂 !

Il n’empêche, il m’est déjà arrivé de faire un geste aussi simple que de me lever de mon lit et de sentir poindre le mal de dos…

Et je ne suis pas seul dans mon cas : chaque année, en France, près d’une personne sur deux a des douleurs au dos. Cela représente 110 000 arrêts de travail tous les ans !

Dans une vie, peu de personnes échappent au mal de dos ! Et pourtant il existe des solutions simples pour l’éviter, et même le soulager. Il est vrai qu’elles demandent un peu de persévérance. Mais les connaître et les appliquer en vaut la peine !

C’est la raison pour laquelle l’’IPSN propose une conférence sur le thème : Le mal de dos est dans l’assiette avec Jean-Pierre Marguaritte, ostéopathe et auteur d’un livre référence sur le sujet que vous pouvez retrouver sur son site Internet: http://sosmaldedos.fr/.

C’est notamment à partir de ce livre, dont je me suis (très) librement inspiré, que j’ai pu vous proposer le texte du jour, même si, naturellement, l’ouvrage de Jean-Pierre Marguaritte va bien plus loin.

La conférence a lieu le 24 novembre 2016 à 19h30 en région parisienne. (Maison de la mécanique, Auditorium, 39/41 rue Louis Blanc, 92400 Courbevoie. Le Plan d’accès est en téléchargement ici).

Vous pouvez vous inscrire en cliquant ici.

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Nous sommes en train de nous organiser pour vous proposer de suivre l’événement en streaming pour ceux qui ne pourraient pas se déplacer. Vous aurez l’information dans l’une de mes prochaines lettres.

J’en reviens au mal de dos.

Sournois, ce dernier survient à l’occasion d’une activité banale (comme se lever le matin par exemple). Il suffit d’un mouvement habituel après un stress, une forte émotion ou une période de fatigue avancée pour que la douleur apparaisse.
Le mal de dos peut aussi être causé par une mauvaise position que l’on garde trop longtemps, situation que les conducteurs connaissent bien !

En attendant, c’est un mal lancinant que vous sentez régulièrement tout au long de la journée, notamment à chaque changement de position et qui a des conséquences sur:

>> votre capacité à marcher, soudain limitée;
>> votre sommeil, interrompu par la douleur;
>> vos réflexions, vos rêveries et par conséquent votre moral;
>> votre vie professionnelle (arrêt de travail, perte de motivation pour travailler etc.);
>> votre vie personnelle : les étagères du haut de la cuisine n’ont jamais parues aussi hautes, votre réveil aussi loin et même vos pantoufles, que vous attrapez avec peine, vous font grommeler.

Aucun diagnostic clair

Le comble dans cette histoire est que s’il est facile d’obtenir un mot de consolation de la voisine, du concierge ou de son collègue qui connaît bien le problème, le médecin lui, ne pourra pas établir de diagnostic clair.

Le médecin invoquera différentes causes possibles : l’arthrose, la fatigue, l’hérédité, une surcharge pondérale, le stress…

Toutes ces “causes” en réalité n’en sont pas.

Il faut aller chercher du côté de la mécanique du corps et de son fonctionnement général pour mieux comprendre pourquoi soudain le dos semble nous trahir.

S’il n’est pas évident d’établir un diagnostic, il est certain en revanche, qu’il y a une raison à la douleur.
Le mal de dos vient d’une dégradation articulaire qui peut se traduire par trois niveaux de douleurs :
>> Une contracture d’origine musculaire qui vient par exemple d’une mauvaise position tenue trop longtemps. Avis aux accros de l’ordinateur, des jeux vidéos ou de la conduite !
>> Une douleur articulaire d’origine ligamentaire qui vient d’une forte tension musculaire déséquilibrant l’articulation entre deux vertèbres.
>> Une douleur radiculaire (racine du nerf). Lorsque les nerfs sont touchés, c’est la sciatique qui s’annonce. Attention, parfois l’intervention chirurgicale s’impose !

L’idéal est de ne pas en arriver là. La chirurgie dans ce domaine reste aléatoire et douloureuse.

Est-ce le stress, Docteur ?

On le sait dans nos sociétés sous pression, le stress est omniprésent. Il nous ronge de partout et on se dit qu’il pourrait bien être la cause de ce mal de dos qui surgit toujours au mauvais moment !

Il est vrai que le stress joue un rôle dans l’histoire. Il peut limiter l’amplitude du diaphragme ce muscle horizontal situé sous les poumons, qui coupe le corps en deux. Il supporte les organes du dessous et soutient ceux du dessus. C’est le plus puissant muscle du corps humain !

S’il se comprime à l’occasion d’un stress violent ou d’un éternuement brutal, c’est le lumbago assuré !

C’est pourquoi, pour éviter ce genre de situations, les exercices respiratoires tels que ceux que l’on fait dans le yoga ou en sophrologie sont tout indiqués.

Une crise de foie ?

Le stress pour autant, n’est pas le seul à jouer sur le diaphragme.
Le foie, situé juste en dessous peut aussi tirer sur ce muscle.
Or il est essentiel que ces deux organes fonctionnent ensemble en harmonie. En effet, un diaphragme comprimé contraint le foie. Ce dernier se trouve alors moins vascularisé, il s’oxyde, se raidit et remplit moins bien ses différentes fonctions.

Moins le foie fonctionne bien, plus il sera dense et plus du coup, il tirera sur le diaphragme, les vertèbres et toute la mécanique articulaire qui va avec. A ce moment là, c’est bien lui qui, directement, déclenche le mal de dos.

Un organe multifonctions !

Pour le bien des lombaires et plus généralement pour se préserver de nombreuses pathologies, il faut donc prendre soin de son foie car c’est un véritable poids lourd de notre santé !
D’abord parce qu’avec ses 2 kilos et demi, c’est un organe qui pèse dans l’organisme. Ensuite parce que c’est un hyperactif qui filtre à lui seul 600 litres de sang tous les jours !

A peine le sang purifié, il file irriguer les coeur et les poumons,. C’est dire l’importance de son rôle !

En plus il est multifonctions.
Car, outre sa fonction de détoxifiant, il stocke aussi les nutriments produits par les protéines, fabrique le cholestérol (dont nous avons besoin !), et sécrète la bile, essentielle à la digestion.

C’est la raison pour laquelle l’idée de prendre des médicaments à vie alors que ces derniers sont toujours toxiques pour le foie n’est pas très heureuse. Comme toujours, à force de vouloir traiter les maladies séparément, on en crée d’autres sans même s’en rendre compte.

Qui aujourd’hui établit un lien entre la consommation de médicaments et sa lombalgie ?
Au contraire, c’est même, le plus souvent une occasion de plus d’ingurgiter des remèdes chimiques qui ne règleront pas le problème et fatigueront le foie.

Enfin, et ce n’est pas la moindre de ses fonctions, le foie est un régulateur de sucre.Il stocke le glucose et régule son apport sanguin. En cas d’insuffisance hépatique ou d’excès de sucre, le sucre se transforme en graisse.

Cela peut donner la stéatose (le foie gras). L’étape suivante est la fibrose, puis la cirrhose et le cancer.

Ainsi, lorsqu’il fonctionne bien, le foie permet d’éviter le mal de dos mais aussi le diabète tout en préservant un bon équilibre nerveux.

Comment en prendre soin ? me direz-vous. C’est simple : éviter les excès de sucre, de toxiques, de sport et choisir une alimentation alcalinisante. C’est l’acidose entre autres choses qui épuise le foie et les tissus.

En résumé, je vous propose 10 conseils tirés du livre et de mes discussions avec Jean-Pierre Marguaritte pour vous aider à lutter contre le mal de dos (Il ne s’agit pas d’une liste exhaustive):

1/ Eviter les toxiques
L’alcool, le tabac, le thé, le café, le chocolat, les sodas (dont le coca-cola et assimilés) sont des toxiques filtrés par le foie. Pris en excès, ils jouent sur les fonctions hépatiques ainsi que sur les cellules nerveuses. L’organisme stimulé en permanence par ces drogues douces s’épuise et s’installe dans un cercle vicieux, c’est l’addiction !
A cette liste, on peut ajouter les médicaments qui, pris trop souvent, finiront pas jouer sur le foie. Toutefois, consultez votre médecin avant l’arrêt définitif de toute molécule, surtout si vous en prenez depuis longtemps !

2/ Eviter certaines associations d’aliments
Certaines associations d’aliments conduisent le corps à produire des poisons : les toxines. Par exemple, mieux vaut éviter le café et le thé au lait ou encore l’association entre des aliments acides (tomates, yaourts, fromages blancs) et les aliments sucrés ou farineux (sucre, pain, pâtes, riz, céréales etc.).

3/ Eviter les produits trop acidifiants
On l’a vu, l’acidose comprime tissus et organes. Par ailleurs, ces aliments jouent sur la digestion en fatiguant les intestins. Enfin, ils n’aident pas le foie non plus ! Le parmesan, aliment acide par excellence est donc à prendre avec très grande modération et si les protéines animales sont nécessaires, il est bon d’en prendre des quantités régulières mais limitées: un oeuf par jour, deux morceaux de viandes rouges par semaine par exemple.

4/ Intégrer une proportion importante d’aliments alcalinisants.
Vous les trouverez dans les fruits et légumes qu’il vaut mieux prendre frais et de saison. Insister sur les légumes n’est pas inutile, les prendre cru non plus ! Dans ce domaine, épinards et céleri sont des alliés sûrs. Mais la clé est surtout de varier les légumes pour profiter de toutes leurs qualités respectives.

5/ Respecter vos goûts pour éviter le sentiment de frustration
A vouloir suivre un chemin trop parfait, on s’oublie parfois un peu. Pour que le changement de mode de vie fonctionne, il faut que vous puissiez le suivre. Tenez compte de votre nature, de vos faiblesses digestives et de vos goûts. Vous éviterez ainsi les fringales et les addictions de substitution !

6/ Pratiquer la mono-diète ou le jeûne
Une mono-diète régulière (tous les mois par exemple) permet de nettoyer, voire de drainer l’organisme. Cela corrigera les petits excès. La mono-diète est le fait de ne consommer pendant une journée, qu’une catégorie d’aliments ou un aliment (des jus de légumes ou des pommes par exemple).

7/ Pratiquer une activité sportive (ou physique) régulière
Cela renforcera vos muscles et fera fonctionner tous les systèmes du corps. C’est bon pour le coeur, c’est utile pour le foie, c’est bien pour la digestion !

8/ Pratiquer des exercices de respiration et de relaxation pour soulager le diaphragme
Ainsi il restera souple et les organes qui lui sont liés aussi.

9/ Choisir un ostéopathe holistique qui suit une méthode comme celle développée par Europromosteo.

10/ Lire le livre de Jean-Pierre Marguaritte que vous trouverez sur son site Internet: http://sosmaldedos.fr/.

Pour vous inscrire à sa conférence, c’est également ici.

Bien à vous,

Augustin de Livois

Un témoignage

  1. Bonjour, je re-decouvre la lettre sur le mal de dos (j’en souffre actuellement) avec bonheur. Merci.
    Merci également pour cette proposition de visionner les vidéos de vos conférences. Génial pour ceux qui ne peuvent être là.
    Et bravo pour vos lettres si bien documentées.

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