Humanité 3.0

Chère amie, cher ami, 

La période que nous vivons nous pose plus que jamais la question de demain.

D’abord, parce qu’avec le confinement, nous avons eu le temps d’y penser ! 

Ensuite, parce que les évolutions rapides des dernières décennies nous obligent à nous adapter et à faire des choix. 

Différents chemins sont possibles 

De nombreux gouvernements dans le monde, animés d’une pensée prométhéenne, souhaitent nous emmener vers une réalité technique, sur-connectée et hyper-contrôlée. 

Un certain nombre de secteurs économiques les poussent à aller dans ce sens. 

Vous les avez reconnus, j’imagine. Ce sont les banques, les industries pharmaceutiques et agroalimentaires, Big Data…

Ils rêvent, dans le fond, d’une technocratie totale.  

Ils insistent sur la mise en place rapide d’une 5G qui ne sert pas aux individus mais qui facilite le traitement des données, ils encouragent le développement des biotechnologies, des nanotechnologies, de l’agriculture OGM, etc.  

Cette société ultra technique est riche en promesses. 

Mais à qui profiteront-elles ? 

Sans compter, qu’il y a de nombreux écueils…

Plus inquiétant, elle nous est imposée subrepticement, petit à petit, sans que nous y consentions réellement. 

Nous subissons cette évolution 

Peu à peu le monde se transforme autour de nous :

  • l’argent liquide tend à disparaître,
  • la distance entre les individus augmente : c’est l’interface des écrans, les masques, la peur de l’autre, des virus etc.
  • les identités, les cultes, les croyances sont considérés comme de simples choix individuels à consommer comme un yaourt aux fruits ou un cornet de glace : chacun sa saveur,
  • l’activité humaine, dans tous ses compartiments, se décline en cases administratives et comptables : on nous a appris à signer un papier pour sortir de chez nous en y notant notre heure de sortie ; bientôt, il faudra peut-être cocher une case de consentement avant de faire l’amour, etc. ; 
  • le vivant est brevetable : l’eau des sources comme Perrier appartient désormais à Nestlé, les semences sont transformées et vendues aux paysans comme des biens industriels, etc. 
  • les ondes sont déployées à tour de bras : 3G, 4G et bientôt la 5G… Le gouvernement aurait donné son accord à la société Huawei pour installer la 5G sur le territoire. Avez-vous été consultés[1] ? 
  • Les médecins sont encouragés à devenir des collecteurs de données et à repérer les personnes infectées pour les soumettre aux protocoles des “brigades sanitaires”. 

Notez que je ne pose pas de jugement moral sur ces évolutions. 

Prises l’une après l’autre, elles présentent souvent des mérites.

Oui, supprimer l’argent liquide permet d’aller plus vite ;
Oui, l’hygiène aide à éviter les maladies ;
Oui, le consentement en amour est essentiel et non négociable ;
Oui, pouvoir regarder son petit film d’action dans le train entre Lyon et Lille est agréable ;
Oui, dialoguer avec son médecin peut être précieux et avoir un système de santé organisé est utile à la société.  

Mais mises en place toutes ensemble, ces évolutions ressemblent, tout de même, à un vaste programme de mise à mort de l’humanité. 

On nous propose de vivre dans une grande bulle dans laquelle il faut demander l’autorisation pour pouvoir respirer. 

Nous n’avons pas vocation à devenir des machines 

Une vie “parfaite” gérée par une grande mécanique et des algorithmes n’a rien à voir avec la VRAIE vie. 

Nos vies sont pleines d’erreurs, d’incohérences, de faiblesses, d’inattendu, etc. et c’est cela qui fait notre charme ! C’est cela qui fait qu’elles méritent d’être vécues. Nous cheminons, nous tâtonnons, nous balbutions… Et cela jusqu’au bout, même si au fil du temps, on apprend à trouver notre équilibre[2]

Il y a quelque chose d’incompatible entre le modèle technocratique dans lequel il nous est demandé de rentrer et ce qui fait nos vies. 

Comment résister au rouleau compresseur ? 

L’un des moyens les plus sûrs est de garder le lien avec la terre. 

Entretenir ce lien, c’est se rappeler que nous faisons partie de la nature ainsi que Pierre Rabhi aime à le rappeler[2].

Plus prosaïquement, notre survie passe par là.  

Car les sols et les agriculteurs d’aujourd’hui s’épuisent à grande vitesse. Ils sont malades des pesticides et des engrais versés. 

Les sols perdent leur faune : les vers, les insectes, les acariens qui les constituent. 

Leur biodiversité est en chute libre.  

Les agriculteurs perdent la santé : ils développent des maladies de Parkinson, des cancers, des maladies d’Alzheimer[3].

Certains, pour se protéger des produits “phytosanitaires” tueurs qu’ils épandent dans la nature, mettent des gants et des masques. 

Ce n’est pas une solution !

Réinvestir dans la terre

La seule vraie voie, c’est de développer une forme d’agriculture durable, respectueuse des équilibres naturels tout en étant productive. 

Et de nombreuses expériences de terrain en agroécologie ou en permaculture montrent que cela demande un peu de travail mais que c’est absolument possible. 

Ces projets ont l’immense avantage d’associer à la fois autonomie alimentaire, liberté d’esprit et d’action, écologie, solidarité et lien social. 

Ce sont des écofermes, des maraîchages en permaculture, des projets tels que Incroyables Comestibles, etc.  

En quelques années, il est possible de transformer un simple herbage en jardin luxuriant !

C’est le travail qu’a réalisé Stefan Sobkowiak au Canada. 

Je vous raconterai son aventure dans la lettre de demain !

Naturellement vôtre, 

Augustin de Livois

 


[1]https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/02/27/5g-le-chinois-huawei-annonce-vouloir-installer-un-site-de-production-en-france_6031086_3234.html
[2]https://www.youtube.com/watch?v=4e8n4GEH3ug
[3]https://www.youtube.com/watch?v=wUh2ufdyy2M 
[4]https://www.planetesante.ch/Magazine/Sante-au-quotidien/Perturbateurs-endocriniens-et-polluants/Pesticides-la-sante-des-agriculteurs-en-premiere-ligne

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

* Votre adresse email restera strictement confidentielle et ne sera jamais échangée. Pour consulter notre politique de confidentialité, cliquez ici.