L’Autriche, premier pays européen à interdire le glyphosate !

Chère amie, cher ami,

L’Autriche a osé !

Mardi dernier, les parlementaires autrichiens ont approuvé l’interdiction totale du glyphosate sur le territoire national (1).

Ce sont 83 879 km2 sur lesquels plus une seule goutte de glyphosate ne sera épandue dans les années à venir.

C’est une sacrée publicité pour l’agriculture de ce pays. Le label “Autriche” a des chances d’apparaître, aux yeux de tous, comme un gage de qualité !

L’agriculture biologique représente déjà 24% de l’agriculture dans ce pays de montagne.

Le vote du parlement ne fait qu’accélérer la transition écologique dans un pays où la qualité du mode de vie est très importante aux yeux de tous.

Un consensus politique inhabituel

Politiquement, ce vote a été obtenu grâce à une alliance inattendue entre les députés socio-démocrates et d’extrême droite (1).

Et visiblement, ce jour-là, les parlementaires étaient en forme, car ils ont également banni l’utilisation des sacs plastiques en Autriche.

Comme quoi, seules la santé et la protection de l’environnement peuvent réunir des personnes aux sensibilités politiques opposées !

Un vote contre l’UE

Ce vote tiendra-t-il ?

En effet, au sein de l’Union européenne, la licence d’utilisation du glyphosate a été prolongée jusqu’en 2022.

Et en théorie, l’Autriche devrait suivre cette ligne.

Toutefois, chaque Etat membre de l’UE a normalement la possibilité d’écarter le droit européen dans certains domaines comme la santé.

Bayer-Monsanto, producteur du glyphosate, va-t-il tenter de faire tomber ce vote ?

Nous verrons d’ici quelques mois.

La fin du glyphosate n’est pas la fin des pesticides…

La décision de l’Autriche est rassurante.

Les députés ont pris en compte le fait que le glyphosate a été classé comme “cancérigène probable” et ont préféré en interdire l’utilisation pour préserver la santé des populations.

S’ils pouvaient être un exemple pour les autres parlementaires en Europe !

Mais attention, l’interdiction du glyphosate ne résout pas tous les problèmes liés aux pesticides.

Ce produit est emblématique, c’est le plus connu des pesticides, sans doute l’un des plus toxiques, mais il n’est pas le seul…

En Autriche, seuls 1% des agriculteurs l’utiliseraient…

Le vote des parlementaires est donc plus symbolique qu’autre chose.

Un pas nécessaire…

Toutefois, cette décision est importante.

D’abord, elle rappelle que les pesticides sont des produits toxiques et que leur utilisation massive est mauvaise pour la nature et pour notre santé.

Ensuite, elle montre que les responsables politiques peuvent prendre des décisions qui comptent.

Le jeu politique au XXIe siècle est complexe. Il ne s’arrête pas, hélas, à une décision parlementaire. Il existe de nombreux recours possibles. C’est l’UE, ce sont les accords internationaux, les cours de justice, etc.

Et dans ce contexte institutionnel complexe, les grandes entreprises industrielles sont avantagées. Elles ont le temps pour elles et les moyens d’attendre des jours meilleurs pour faire passer leurs agendas politiques.

Toutefois, les députés autrichiens l’ont montré, la bonne vieille politique n’est pas morte !

Tant mieux. Malgré ses défauts, elle est utile pour régler pacifiquement de nombreux problèmes.

Vers une évolution de l’agriculture ?

Même si cette décision du parlement autrichien va dans le bon sens, même si en France et dans les autres pays d’Europe (UE ou pas), elle devait inspirer les politiques, elle ne suffit pas.

Vous me direz que je ne suis jamais content !

C’est que les enjeux sont beaucoup plus larges que la seule question du glyphosate.

Nous avons besoin d’une agriculture de qualité, efficace, locale, polluant le moins possible et consommant le moins d’eau possible.

Le seul moyen d’y parvenir est de développer des modes d’agriculture durable. C’est l’agroécologie, la permaculture, l’usage des doubles cultures mutuellement enrichissantes, etc.

C’est la seule réponse crédible à la fois :

  • au défi alimentaire du monde, qui comptera bientôt 9 milliards d’âmes à nourrir ;
  • au défi sanitaire d’une planète de plus en plus polluée.

L’agriculture actuelle :

  • épuise et pollue les sols ;
  • pollue les nappes phréatiques ;
  • consomme beaucoup d’eau : monoculture, culture de céréales fourragères pour les bêtes ;
  • ne permet pas aux agriculteurs de vivre décemment de leur métier.

Alors que faut-il faire ?

Il est évident que les agriculteurs ont besoin d’être aidés pour faire évoluer leurs pratiques.

A ce titre, il faudra à un moment donné que les responsables politiques prennent la mesure du défi qui se présente à nous et surtout qu’ils prennent des décisions fortes allant dans le sens d’une agriculture durable.

Cela pourrait être de planter des millions d’arbres, comme l’Australie a décidé récemment de faire (2). Cela pourrait être de mieux accompagner les agriculteurs qui font l’effort d’opérer une transition vers une agriculture durable. La politique agricole commune au niveau européen pourrait également être révisée…

Mais tout cela est long et surtout vous ne pouvez pas beaucoup peser sur ces décisions.

Mais vous pouvez faire évoluer vos modes de consommation.

C’est-à-dire :

  • consommer moins de viande et de meilleure qualité. Par exemple, manger de la viande rouge une ou deux fois par semaine est suffisant. Vous pouvez compléter vos apports en protéines par des végétaux, comme les légumineuses, les jeunes pousses de luzerne ou encore les champignons !
  • jeûner plus souvent. Cela peut être des monodiètes, ou des repas légers, ou des périodes végétariennes comme faisaient les crétois les périodes précédant les grandes fêtes religieuses… Si tout le monde jeûnait plus souvent, l’impact serait considérable sur la planète. Je m’efforce moi-même de jeûner une fois par semaine environ.
  • consommer bio autant que possible et auprès de vos producteurs locaux.
  • ne pas consommer de produits transformés. Ces produits sont ceux qui permettent d’écouler les viandes et les végétaux les moins qualitatifs.
  • Dès que vous le pouvez, si vous avez une petite surface de jardin plantez-y des légumes. Tout ce que vous produirez ne sera pas à acheter ! Et vous serez maître absolu de ce qui entre dans votre assiette !

Ce ne sont que de petites choses, mais appliquées par un grand nombre de personnes elles auraient un effet puissant sur les modes d’agriculture !

Et le CETA alors ?

En ce moment même les députés français sont en train de débattre du traité de libre-échange CETA entre l’UE et l’Amérique Latine.

Je n’ai rien a priori contre la liberté d’échanger entre différents pays. Le commerce est une manière de créer des liens forts entre différents états, ce qui peut éviter des guerres.

Mais il faut des restrictions sur les produits dangereux.

Certains pays d’Amérique Latine ont fait le choix d’une agriculture biochimique intensive. De grands groupes industriels, tels que Monsanto, ont fait main basse sur des pans entiers de leurs territoires.

Ils ont transformé d’immenses espaces d’agriculture extensive en champs d’OGM. Ces produits sont déjà importés pour le fourrage en France. Un nouveau traité de libre-échange ne ferait qu’augmenter ces flux de produits dénaturés.

Il serait donc raisonnable que ce traité ne soit pas adopté ou qu’il soit a minima réformé pour éviter l’importation d’OGM.

Ces produits sont nocifs pour les consommateurs, nocifs pour ceux qui les font pousser, dangereux pour les écosystèmes !

Evitons-les !

Et vive l’Autriche !

Naturellement vôtre,

Augustin de Livois


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  1. https://www.lexpress.fr/actualite/societe/environnement/glyphosate-l-autriche-pionnier-europeen-interdit-l-herbicide_2087546.html
  2. https://www.ouest-france.fr/monde/australie/l-australie-veut-planter-un-milliard-d-arbres-pour-lutter-contre-le-rechauffement-climatique-6231866

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