Vous saurez tout sur le microbiote !

Chère amie, cher ami,

Le 11 février et le 6 mai 2017, nous avons organisé des journées de formation grand public sur le microbiote.

Nous avons réuni des experts renommés sur ce sujet. Ils étaient : nutritionniste, naturopathe, ostéopathe, maître shiatsu, biologiste…

Nous avons filmé ce moment afin de pouvoir partager avec vous notre travail.

Les vidéos sont prêtes.

Je vous renvoie ci-dessous la présentation générale de la problématique que nous avions proposé à cette occasion. Vous trouverez également les liens vers les vidéos en bas du texte.
Bien à vous,
Augustin de Livois

Qu’est-ce qu’une flore intestinale en bonne santé?

 

Chère amie, cher ami,

La santé de notre intestin détermine notre capacité à résister aux maladies. Organe ignoré, voire méprisé il y a encore quelques décennies, il est aujourd’hui mis en avant dans tous les médias de santé.

 

Et, en effet, depuis quelques années, des études indiscutables sont venues confirmer ce que les pionniers (Dr Catherine Kousmine, Dr Jean Seignalet, Dr Natasha Campbell) ont observé depuis des années : l’intestin est un organe-clé de la santé.

 

Ce n’est pas une surprise. Car, à l’instar des bactéries dont nous reparlerons, nous sommes des êtres vivants.

Et tous les êtres vivants fonctionnent de la même manière : ils accueillent des éléments pour se régénérer, puis rejettent ceux dont ils n’ont pas besoin.
Dans le fond, de la bactérie à l’humain, en passant par le pinson, nous sommes tous des tubes !

L’expression est un peu prosaïque, voire réductrice, je vous l’accorde. Car le mystère de la vie est que ce fonctionnement partagé n’enlève rien à l’originalité, pour ne pas dire la bizarrerie, que constitue l’être humain dans la nature. Seul à être pleinement conscient de ce qui l’entoure, il peut s’émerveiller devant les beautés ineffables que lui offre la planète -sa maison- ou bien l’exploiter sans vergogne ni conscience et ainsi se mettre lui-même en péril. Il y a là matière à débat, mais cela nous éloignerait trop de notre sujet !
Revenons à notre tube. Celui qui nous intéresse est digestif. Il fait 7 ou 8 mètres de long (selon les individus) et est constitué de deux parties : le grêle et le côlon (ou gros intestin). 

A l’intérieur, la paroi, portée par un muscle, est prolongée par une muqueuse riche en villosités. On dit parfois que la muqueuse intestinale étalée sur un plan en deux dimensions donnerait une surface considérable : 400 m² environ, soit deux terrains de tennis ! Cette image donne une idée de l’espace d’interaction que représente la muqueuse de l’intestin et ses villosités [1].
Là, se trouvent notamment les cellules de l’immunité intestinale : cellules épithéliales pour l’immunité innée, lymphocytes pour l’immunité adaptative. La première est d’ordre génétique, la deuxième se construit avec le temps dès la naissance.
Au cœur de ce système fourmille une armée considérable de corps étrangers : le microbiote !

Ce sont des bactéries, des virus, des levures… tout un ensemble d’êtres vivants, qui vivent leur vie… dans la nôtre !
Etrangers ? Vraiment ? Car chaque personne dispose d’un microbiote personnalisé. Même si l’on retrouve les mêmes fonctions d’une personne à l’autre, les micro-organismes qui peuplent notre intestin nous sont propres. Plus exactement, on note que parmi la flore présente (on devrait dire la faune !), on retrouve de nombreuses sous-espèces “sujet-spécifiques”.
Ce sont vos microbes à vous !
 

De manière générale, ce microbiote remplit trois grandes fonctions :
>> digestives et métaboliques (les deux vont ensemble). Cela comprend notamment la fermentation, la synthèse des vitamines et la production d’énergie. Après avoir bien été bien mastiqués au niveau de la bouche, les aliments sont cassés par l’estomac et synthétisés par l’intestin. Sont alors séparés les éléments utiles à l’organisme (protéines, glucides, lipides, vitamines, minéraux) de ceux qui doivent être éliminés.

>> Immunitaires : le microbiote défend l’organisme d’agents pathogènes extérieurs et régule en son sein le bon équilibre entre les bactéries. C’est l’effet barrière. Il permet également le développement et la maturation du système immunitaire.
L’intestin et son microbiote jouent donc un rôle absolument fondamental dans la santé de l’être humain. En prendre soin, c’est s’assurer une meilleure immunité, un meilleur métabolisme (fonctionnement général) et une plus grande stabilité émotionnelle.
En clair, la prévention des maladies, le bien-être au quotidien, voire le retour à la santé passe nécessairement par un travail sur l’intestin. On appelle cela “travailler son terrain”.

 

Comment se constitue le microbiote?

 

Le tube digestif du nourrisson à la naissance est dépourvu de bactéries. La colonisation microbienne débute à la naissance. La mère fournit l’équipement : ses propres bactéries (fécales, vaginales et cutanées) fournissent la matière première (et vivante !).
Ce principe n’est pas valable en cas de césarienne. Là, ce sont les bactéries de l’hôpital qui viennent occuper l’espace inoccupé du tube digestif. D’où la pratique, chez certaines sages-femmes de mettre le bébé en contact avec la flore microbienne de la mère.
L’allaitement permet de compléter la composition de la flore microbienne. En effet, même collecté de façon aseptique, ce dernier n’est pas stérile ! [2]

Plus tard, le microbiote pourra être détérioré par une mauvaise alimentation, la prise de médicaments (antibiotiques, pilule, etc.) ou la pollution. C’est la dysbiose.

 

Qu’est que la dysbiose intestinale?

 

C’est un mot un peu barbare pour désigner un état de déséquilibre de la flore intestinale. Lorsque la proportion entre bactéries et levures (entre autres) n’est plus bonne, l’intestin ne fonctionne plus comme il faut.
Certains médecins ou thérapeutes considèrent que la bonne proportion de bactéries doit être de 60 à 80% au moins. Les champignons (levures) occupent une bonne partie de l’espace restant.
Généralement, les troubles digestifs viennent d’une dysbiose. Il est bon dans ce cas de mesurer la qualité de la flore intestinale.
 
En effet, la porosité intestinale, l’hyperperméabilité intestinale mais aussi tout ce qui relève des sensibilités, des intolérances ou des allergies alimentaires est lié à la dysbiose.

 

La fermentation : ennemi public numéro 1 !

 

Dans le monde du microbiote et de l’intestin grêle, l’objectif est de limiter la fermentation au maximum.

Or, il est fréquent que les aliments arrivent à l’intestin mal découpés. Les raisons en sont multiples : stress, déficit d’acide chlorhydrique ou d’enzymes, métaux lourds, etc. Ce phénomène déclenche de la fermentation dont résulte une prolifération de mauvaises bactéries (putrescine et cadavérine, par exemple) et une inflammation de l’intestin.
Par ailleurs, sont également sécrétés à cette occasion différents gaz :

– l’hydrogène (H2),

– le méthylacétate : le plus acidifiant de tous (sorte de vinaigre), propice, entre autres, aux candidoses,

– le méthane (isobutylène) : ce composé est directement lié au méthylacétate,

– l’hydrogène sulfureux : très rare, il indique un état inflammatoire (H2S, putréfaction),

– le monoxyde d’azote (NO).
Toutefois, leur présence en excès donne de précieux renseignements au thérapeute. Elle indique notamment un niveau de fermentation trop élevé.

Il existe encore de nombreux tests qui peuvent être effectués pour savoir où se situe la cause des troubles digestifs.
La tendance actuelle parmi les thérapeutes de santé naturelle est de chercher à mieux comprendre les troubles digestifs afin de parvenir à mieux les soigner. En les identifiant plus ou moins précisément, il est possible de proposer des traitements complémentaires très efficaces et adaptés à la personne : alimentation, ostéopathie, phytothérapie, mycothérapie, gestion du stress, etc.
C’est pour vous aider à les découvrir que nous vous avons créé un programme de formation grand public sur le sujet, construit à travers trois journées complémentaires de conférences et d’ateliers :
>> L’intestin, un centre de commande à l’équilibre fragile (11 février 2017).

>> La relation Estomac – foie – grêle – sous le regard de l’ostéopathie et de la médecine chinoise (6 mai 2017).

>> Microbiote et terre nourricière : liens sacrés ou sacrés liens ? (21 octobre 2017).
Ces conférences ont été filmées et les deux premières journées de formation sont désormais disponibles en vidéo.
L’objectif général est de vous donner un aperçu très complet des méthodes qui existent pour soigner son intestin et renforcer son terrain sur le plan théorique et pratique.

 

Retrouvez des thérapeutes engagés, efficaces et innovants!

Pour ce programme inédit, nous avons été vous chercher des thérapeutes originaux, déterminés et ultra compétents, certains sont même des médecins chercheurs !
Notre première journée sur le thème, L’intestin, un centre de commande à l’équilibre fragile, s’articule autour de trois femmes de tête et de cœur aux parcours exemplaires :
Sandra Neri, naturopathe a poussé la connaissance de l’importance du microbiote sur la santé globale comme personne d’autre en Suisse. Bien avant que les études scientifiques viennent confirmer son intuition sur le rôle de la fermentation dans les troubles digestifs, elle avait mis en place un protocole pour aider les patients à comprendre et apprendre à appliquer une alimentation adaptée tel que le régime FODMAP’s, réputé difficile à suivre.
Les incroyables succès qu’elle a obtenus en cabinet l’ont convaincue de la nécessité de communiquer sur cette méthode et de transmettre son savoir. C’est la raison pour laquelle, en dépit de son travail en cabinet auquel elle consacre l’essentiel de son temps, elle a d’emblée accepté avec enthousiasme l’invitation que je lui avais faite de participer à ces journées.
Cette femme dynamique, déterminée, captivante et passionnée mérite d’être connue. Elle a changé la vie de nombreux malades. Elle pourrait bien changer la vôtre lorsque vous l’aurez écouté.
Bénédicte Van Craynest est nutritionniste. Diététicienne agréée, elle cumule de très nombreuses formations dans le domaine de la nutrition scientifique et de la mycothérapie. Conférencière lors de notre deuxième Congrès International de Santé Naturelle, elle a présenté devant 3 000 personnes enthousiastes un panel impressionnant de solutions santé pour soigner la dysbiose.
Femme engagée, elle est très active dans les milieux associatifs de la santé qu’elle fait profiter de ses services en tant que conférencière ou organisatrice de conférences. Elle a à son actif l’organisation de nombreux événements à succès.
Enfin, et parce qu’une femme d’aujourd’hui se doit être sur tous les fronts, Bénédicte est une remarquable cuisinière santé. En atelier ou en individuel, elle sait mieux que personne vous proposer des solutions pour mettre en œuvre une réforme alimentaire et vous apprendre à composer des plats succulents et légers dont vous serez surpris. Tout y est : les saveurs, la diversité des ingrédients et des procédés culinaires, la qualité des produits et l’originalité des recettes. Le tout dans le respect de votre microbiote en appliquant, suivant votre carte d’identité digestive personnelle, des solutions sans gluten, sans lactose, pauvres en FODMAP’s.
Miek Smyers est, quant à elle, coach de vie et formatrice inspirante et inspirée. Habituée à animer divers stages dont les participants reviennent transformés, elle dispose de l’énergie et des mots qu’il faut pour vous aider à retrouver la sérénité.
Sa méthode, ses conseils et sa capacité à transmettre les messages vous donneront des clés utiles pour apaiser votre stress et l’influence qu’il peut avoir sur le fonctionnement de l’intestin.
Il était donc naturel que nous fassions appel à cette experte en bonheur afin qu’elle vous aide à retrouver le chemin de la paix intérieure et de la santé au quotidien.
Notre deuxième journée sur le thème “La relation Estomac – foie – grêle – sous le regard de la médecine chinoise et de l’ostéopathie” réunit des experts en médecine chinoise, un ostéopathe charismatique et une biologiste chevronnée. Vous allez découvrir

Jean-Pierre Marguaritte qui est un ostéopathe charismatique et innovant. Il a créé une méthode d’ostéopathie holistique particulièrement efficace. Il est l’une des figures de proue du mouvement des ostéopathes en Europe aujourd’hui et est en train de devenir la référence dans le domaine. Sa conférence, passionnante, permet de comprendre comment le fonctionnement « mécanique » du corps humain (la densité du foie, les forces autour de de la colonne vertébrale) ont une incidence sur votre santé au quotidien. Il apporte également un éclairage très intéressant sur l’alimentation.
Ivan Bel qui est maître en Shiatsu. C’est à travers les arts martiaux qu’il a découvert la médecine chinoise et auprès de grands maîtres, dont Lucy de Mooy, Kawada Senseï, Onoda Senseï et Ohashi Senseï, qu’il a appris l’art du shiatsu.

Après avoir enseigné la discipline pendant des années, il a cofondé l’École Européenne de Massage. Il en dirige aujourd’hui la section Shiatsu Thérapeutique qui comprend maintenant quatre enseignants.  Il enseigne également le Chi nei tsang.

Il a par ailleurs été Président du Réseau Biloba qui réunit de nombreux praticiens de santé naturelle en Belgique. C’est un réseau très actif dont l’action est au service autant des thérapeutes (label, méthodologie, rencontres, etc.) que des patients (événements, annuaire, informations gratuites).

Bref, Ivan Bel connaît l’art du Shiatsu à merveille. Il en parle comme seul un vrai passionné sait le faire et le pratique avec la délicatesse d’un maître d’Extrême Orient. Si vous n’avez pas eu l’occasion de l’écouter, n’hésitez pas, ces vidéos sont pour vous.
Sylvain Inglebert, praticien en médecine chinoise a expliqué le sens de l’énergie en médecine chinoise. Il a également précisé le rôle du foie et de l’estomac dans la digestion.
Christine Monso Hinard, biologiste, chercheuse en génétique, a présenté un sujet sur l’épigénétique, l’interface entre les gènes et l’environnement. Son exposé très clair et didactique permet de mieux comprendre la différence entre génétique et épigénétique. Le message qu’elle donne est par ailleurs très enthousiasmant. Nous avons la capacité de jouer sur l’expression de nos gènes. Le tout est d’appliquer la bonne méthode !
Pour accéder aux vidéos de la première et/ou de la deuxième journée :

 

Bon visionnage !
Augustin de Livois
[1] Vous trouverez une vision en coupe de l’intestin ici

[2] Les fondamentaux de la pathologie digestive, CDU/HGE Editions Elsevier-Masson – Octobre 2014 – Chapitre 13

 


9 réponses à “Vous saurez tout sur le microbiote !”

  1. Sylvie Richet dit :

    Merci d’insister sur les atouts d’une alimentation crue. lors de ces 3 jours ! Dans votre lettre de ce jour 28 août « Les clés de l’alimentation santé », je suis très étonnée – presque choquée, de lire dans le § Prendre soin de sa flore intestinale : « Faire cuire ses légumes (c’est plus digeste) ». Ceci n’est à mon avis pas tout à fait exact. Les premiers jours peut-être d’une alimentation crue peuvent demander un temps d’adaptation, mais je pense (je ne suis pas la seule !!) qu’une alimentation crue ou essentiellement crue de qualité garantit TOUS les nutriments nécessaires et ne détruit pas les enzymes. Acheter des compléments alimentaires (de synthèse de l’industrie !) N’EST PAS UNE SOLUTION. C’est comme mettre un masque quand l’air est pollué! Je les ai expérimentés : ne constatant aucun bienfait et pour alléger mon budget, j’ai changé pour une alimentation essentiellement crue qui apporte assurément d’autres substances (mal connues) qui potentialisent l’absorption des nutriments. Mes intestins font vraiment la différence, pour mon cas personnel, après qq jours d’adaptation il y a un an et demi… Pour info, je privilégie les jus de légumes de l’extracteur pour en consommer encore plus.
    Merci de corriger !
    Salutations
    Citoyenne écologique, souffrant d’une SEP, n’ayant aucun lien professionnel avec le domaine de la santé
    PS : http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=vrai-faux-digestion-les-legumes-crus-se-digerent-moins-bien

  2. de BERLHE dit :

    Bonjour,
    Ayant une RCHU, Je sais que je pourrais être guérie si je recevais le microbiote d’un patient sain, où peut-on se renseigner pour avoir une transplantation fécale ?
    Merci si vous pouvez me répondre.
    Cordialement.
    B. de BERLHE

    • ipsn dit :

      Il faut que vous consultiez directement un médecin pour cela. Nous ne donnons pas d’avis médicaux directement aux malades. Pour autant, il est vrai que ce procédé thérapeutique existe. D’après nos lectures, il semble que le plus important soit de soigner sa flore intestinale dans la mesure du possible. Une transplantation de microbiote ne résoudra peut être pas la cause du déséquilibre du microbiote. L’équipe IPSN

  3. helene.peyre@gmail.com dit :

    Quel est le prix des Vidéos S V P

  4. Bettega Herminia dit :

    Bonjour, serait-il possible d’avoir les journées du microbiote sur une clé USB? plutôt qu’en streaming?

  5. Blockx dit :

    Je voudrais commander les vidéos sur le microbiote mais pouquoi n’est ce pas payable par master card ?
    Je n’ai jamais utilisé PayPal et n’ai pas envie de me compliquer la vie avec ca.

  6. Blockx dit :

    Je voudrais

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