Aluminium dans les vaccins – Quand la Ministre se défausse…

 

Chère amie, cher ami,

Il y a quelques jours, j’échangeais avec Maître Jacqueline Bergel- Hatchuel sur notre action auprès du Conseil d’Etat.

Pour l’instant, rien ne bouge.

Mais elle m’a fait une remarque très juste que je vous transmets.

Au mois d’avril dernier le Ministère de la Santé nous a adressé une réponse à la requête auprès du Conseil d’Etat.

C’est un argumentaire qui explicite la position du Ministère dans cette affaire.

Maître Bergel-Hatchuel a rédigé un mémoire en réplique à la lettre de la Ministre.

Tous ces documents sont confidentiels. Je ne peux, à ce jour, vous les livrer par respect pour les règles de procédures. Vous en aurez l’intégralité une fois le dossier clos.

Mais je peux, avec l’autorisation de Maître Bergel-Hatchuel, vous faire part de deux citations provenant de ce document.

Les mots du Ministère de la Santé

La Ministre nous dit :

“En tout état de cause, il convient de rappeler que les mesures sollicitées [retrait de l’aluminium dans les vaccins] relève de la compétence exclusive de l’agence nationale de sécurité du médicament et non du ministère de la santé”.

Elle poursuit dans ses conclusions :

« En conséquence, si un risque pour la santé publique était avéré, c’est à l’ANSM qu’il en incomberait de prendre les mesures de police sanitaire qui s’imposeraient, la ministre chargée de la santé ne disposant pas, en cette matière d’autorité hiérarchique sur le directeur général de l’ANSM. »

La réponse de Maître Bergel-Hatchuel

Dans son mémoire en réplique, Maître Bergel-Hatchuel a répondu en ces termes :

« Il s’agit d’une erreur manifeste d’appréciation : le fait de se défausser sur l’ANSM est une stratégie purement procédurale de la ministre de la santé. »

Notre avocate m’a expliqué, par ailleurs, que l’article L53-11 du code de la santé publique précise que l’agence nationale de sécurité du médicament est un établissement public de l’État, placé sous la tutelle du ministre chargé de la santé.

La Ministre ne peut donc pas à la fois :

  • refuser de reconnaître les méfaits et la nocivité de l’adjuvant aluminique dans les vaccins, sachant qu’il peut être remplacé par un adjuvant d’origine à savoir le phosphate de calcium ;
  • et en même temps prétendre qu’elle n’a pas de pouvoirs alors qu’elle est bien hiérarchiquement le ministre de tutelle de l’agence nationale de sécurité du médicament.

Il y a donc une hypocrisie totale de la part de la Ministre qu’il convient de dénoncer.

Ni coupable, ni responsable !

Mais il faut aller plus loin. Derrière cette manœuvre sans grand panache, il y a quelque chose de beaucoup plus grave.

Le système de santé en France est organisé de telle manière à ce que les responsables politiques et les grandes administrations ne soient jamais tenus pour responsables des maux qu’ils provoquent.

Cela fut le cas lors du scandale du sang contaminé. On nous avait alors servi le slogan “responsable mais pas coupable” pour dédouaner les personnels politiques de leur faute directe sur la mort tragique de nombreux innocents.

Car si l’on peut être excusé pour avoir été coupable mais pas responsable comme cela peut être le cas pour les déments, ou les personnes droguées ou manipulées, l’inverse n’est pas vrai !

Lorsque l’on est responsable, que l’on soit coupable ou non importe peu, on est toujours condamnable. On devrait l’être politiquement au moins.

Ceux qui ne sont, ni coupables, ni responsables ne devraient pas pouvoir gouverner. Sans limites, ils sont un danger pour leurs concitoyens !

Quid de la pharmacovigilance ?

Ce constat, me permet de vous dire un mot sur la pharmacovigilance.

On sait aujourd’hui qu’il y a régulièrement des failles dans ce domaine. Je vous donne un exemple qui date du temps du scandale de la vaccination H1N1.

D’après des documents internes du laboratoire GSK consultés par l’équipe du British Médical Journal (1), un certain nombre d’effets secondaires liés aux vaccins, notamment la narcolepsie, n’ont pas été rendus publics, ni par le laboratoire, ni par les agences du médicament, qui pourtant étaient au courant.

Invraisemblable.

Et la responsabilité du médecin ?

Par ailleurs, comme me le disait récemment un médecin, ces derniers rechignent à reporter les effets secondaires lorsqu’ils en croisent.

Pourquoi ?

Parce que les effets secondaires possibles sont, le plus souvent, indiqués sur les vaccins.

Les laboratoires les indiquent pour se protéger contre toute action en responsabilité contre eux. Ils vous diront :

“Vous vous êtes fait vacciné, vous avez eu un effet secondaire ? C’est de votre faute, vous étiez prévenu !”

Pour les médecins, c’est une autre histoire. Ils ne sont pas obligés de vous guérir. D’accord.

Mais ils sont toujours obligés de vous informer. S’ils ne le font pas, ils sont susceptibles d’être attaqués.

Mais quel médecin vous a averti des éventuels effets secondaires du vaccin qu’il s’apprête à vous administrer ?

Ils savent que s’ils lisaient ces effets secondaires, les patients hésiteraient à se faire vacciner.

Ils savent par ailleurs, que l’administration les poursuivra s’ils n’ont pas fait vacciner tous les enfants qui passent chez eux.

Les médecins sont pris entre le marteau et l’enclume.

Effet sur la pharmacovigilance

Cette situation n’est évidemment pas neutre. Car en cas de pépin, cela veut dire que le seul qui puisse être tenu pour responsable, c’est le médecin. Sauf…

Sauf s’il ne dit rien.

Vous faites vacciner votre enfant. Il subit une très forte fièvre. Il manque de mourir. Il se remet mais a des séquelles importantes. Qui est responsable ?

Si le médecin ne déclare pas l’incident, c’est comme s’il n’avait pas existé. C’est votre parole contre la sienne.

S’il rapporte l’incident, il risque d’être attaqué par l’administration et par le patient.

On tourne en rond.

Récapitulatif

Si je récapitule, cela veut dire que nous avons :

  • une ministre qui se dit non responsable des décisions prises par l’administration dont elle a la tutelle;
  • des laboratoires pharmaceutiques qui ne sont pas responsables d’éventuels effets secondaires parce que vous avez été prévenus à l’avance;
  • des médecins qui ne déclarent pas d’éventuels effets secondaires parce qu’ils craignent d’être tenus responsables de l’apparition de ces effets.

Honnêtement, comment toutes ces personnes pourraient-elles vous traiter d’irresponsable alors que vous leur posez une question aussi simple que :

« L’aluminium peut-il être dangereux dans un vaccin ? »

C’est le serpent qui se mord la queue.

Naturellement vôtre,

Augustin de Livois


Une réponse à “Aluminium dans les vaccins – Quand la Ministre se défausse…”

  1. NYChouse dit :

    Thanks! And thanks for sharing your great posts every week!

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