Mon petit-déjeuner offert par Big Pharma!

Chère amie, cher ami,

Il y a dix jours, j’ai assisté à une réunion bien particulière.

C’était un “débat” sur les vaccins organisé par la “société d’affaires publiques” Nile-consulting.

Cette réunion rassemblait des “acteurs de la santé” : médecins, pharmaciens, institutionnels et sans doute des représentants de l’industrie pharmaceutique, mais on ne les a pas entendus.

Le thème retenu par l’organisateur était : “Qui se cache derrière le complot anti-vaccin ?”

Alors, voici ce que je vous propose :

Dans la lettre d’aujourd’hui, je vous relate les faits tels que je les ai vécus, sans les commenter (ou le moins possible, parfois la tentation est irrésistible).

Vous trouverez, par ailleurs, un lien vers la vidéo de l’événement en bas de la lettre.

Dans mon prochain e-mail, je vous ferai part de mes réactions à cet événement.

Une réunion organisée par un cabinet d’affaires publiques

Affaires publiques est la traduction du mot anglais lobbying.

Cette réunion s’inscrit dans le cadre d’un programme annuel de rencontres entre institutionnels de la santé. Un cabinet de lobbying a pour objectif d’influencer les décideurs politiques.

Voici la liste des clients passés ou présents de ce cabinet, telle qu’elle est présentée sur leur site Internet :

  • associations de patients : Vaincre la Mucoviscidose, Maladies Rares Info Services, Association François-Aupetit, Alliance du cœur, FNAIR, Collectif K, Association française contre les myopathies (AFM), Association française des diabétiques (AFD)…
  • professionnels de santé : Syndicat national des ORL, Syndicat national des spécialistes des maladies du cœur et des vaisseaux, UMRL Ile-de-France, Avenir de l’Audioprothèse (UNSAF, CNA et SYNEA), Alliance des Acteurs de la Pression positive continue (SNITEM, SYNALAM, SYNAPSAD, UFAT, UPSADI et FFP), …
  • personnalités diverses : parlementaires, journalistes…
  • entreprises productrices de biens et services en santé : Baxter, Bayer Healthcare Pharma, LEO Pharma, Mölnlycke Health Care, ALK, Pfizer, Sanofi Pasteur MSD, KEOCYT, BMS…
  • acteurs de la sphère économique : Réunica, LogSanté (ex-CSNDPP), IDS, Nashville Healthcare Council, Association française des industries de la médecine nucléaire, COMIDENT, SIDIV…

Pour l’essentiel, ce sont des institutions et des laboratoires pharmaceutiques.

Les associations de patients comptent aussi bien sûr, mais il ne faut pas oublier que le plus souvent, elles sont financées par… les institutions ou les laboratoires pharmaceutiques.

Une discussion présentée par Olivier Mariotte

Olivier Mariotte est associé du cabinet Nile consulting. C’est lui qui modère les débats de la réunion.

Il est médecin généraliste.

Il a commencé sa carrière en faisant du marketing chez Glaxo et Servier.

Glaxo est devenu GlaxoSmithKline (GSK) après une fusion entre Glaxo et SmithKline.

GSK est l’une des dix plus grandes firmes pharmaceutiques mondiales. C’est aussi l’un des plus grands producteurs de vaccins dans le monde.

Servier est l’un des plus grands laboratoires pharmaceutiques français. Il emploie 21 000 personnes. Il a été mis en cause dans l’affaire du Médiator, qu’il avait mis sur le marché.

Il est toujours bon avant d’aller chez quelqu’un de savoir chez qui l’on est. Cela évite de commettre trop d’impairs.

Un petit déjeuner dans un café parisien

Le lieu est un café parisien : le Winston.

C’est un établissement chic et agréable. Avec mon ami Patrick Ledrappier nous avons réservé une table.

Un garçon de café très aimable nous demande si nous voulons du café. Nous en prenons.

Il y a une trentaine de personnes dans la salle, peut-être un peu plus.

Olivier Mariotte commence par dire son indignation. Selon lui, remettre en cause la vaccination, c’est adopter une attitude dangereuse pour la santé publique.

Il témoigne :

“Dans ma première nuit de garde en tant qu’interne au Gabon, j’ai perdu 22 enfants à cause d’une épidémie de rougeole.”

Il estime que si la campagne de vaccination avait été faite, ces enfants ne seraient pas morts. Il ajoute ensuite que l’on entend peu les sommités scientifiques sur le sujet. En revanche, selon lui, on entend beaucoup les anti-vaccins. Il pense que cela vient des extrêmes politiques qui jouent sur des peurs pour gagner des élections.

Il passe ensuite la parole à l’expert du jour : Thomas Durand.

Le “chercheur” Thomas Durand

Son propos introductif est clair :

“Il faut être honnête sur le CV. J’ai été chercheur. Je ne suis plus chercheur. Je ne suis pas du tout médecin. J’ai été chercheur en biologie végétale […]. Mon expertise en médecine, vous l’oubliez. Ce n’est pas pour ça que je suis venu vous parler. Je ne connais pas non plus l’histoire des vaccins […]. Ma petite expertise est que je connais la rhétorique de ceux qui sont hostile à la science.”

Comment a-t-il acquis son expertise ?

Il l’explique : “J’ai potassé ces derniers jours.”

Thomas Durand est “youtubeur”, c’est-à-dire qu’il anime une chaîne vidéo sur l’Internet.

Il est suivi par 80 000 personnes. C’est un succès.

Son métier est de vulgariser le savoir scientifique.

L’un de ses sujets favoris est de décrypter la manière de penser de ceux qui refusent la science, notamment les anti-vaccins.

Ce positionnement lui donne une audience importante et une réelle reconnaissance des autorités de santé, ainsi que des laboratoires pharmaceutiques.

La grande peur des “antivax”

Pourquoi y a-t-il une peur des vaccins?

Thomas Durand pense avoir la réponse.

C’est à cause du principe de la vaccination. C’est un acte “contre-intuitif”.

On prend un bébé en bonne santé, on le pique avec des “saloperies” (c’est du Thomas Durand dans le texte) dans le but qu’il soit un peu malade pour être guéri.

À cette réticence naturelle, s’ajoute un frein lié, selon Thomas Durand, aux croyances religieuses des personnes.

Il le dit à sa manière : “La religion s’en est mêlé.”

Notre expert ajoute que pour les personnes croyantes, “la maladie est voulue par Dieu” et “les épidémies s’arrêtent toutes seules”.

Il plaisante en précisant qu’en effet, quand il n’y a plus personne, il n’y plus d’épidémie. La salle rit.

Il poursuit son explication, car ses recherches lui ont permis d’affiner son analyse.

Les 4 profils d’“antivax”

Pour Thomas Durand, il y a quatre catégories de résistants aux vaccins :

  • les écologistes qui sont pour une immunité naturelle ;
  • ceux qui résistent aux autorités ;
  • ceux qui sont très angoissés ;
  • ???

Il concède avoir “oublié” la quatrième.

Thomas Durand complète sa liste en citant les groupes qui se “définissent contre la science” ou les vaccins. Ce sont les anthroposophes ou les juifs orthodoxes en Israël par exemple.

Les “antivax” se voient en héros

Il présente ensuite une autre raison qui lui paraît fondamentale : les “antivax” se voient comme des héros.

Ils sont pour la nature. Ils sont habités par une mission quasi-divine. Le médecin ordinaire, lui vaccine. Ce n’est pas un héros, mais il sauve des vies.

Se positionner contre les vaccins en tant que “médecin, chamane et homéopathe” est une bonne manière d’acquérir la gloire. Thomas Durand va même plus loin dans ses accusations. Il dit que c’est un moyen facile d’accroître son “patrimoine pécuniaire et symbolique”.

Le ton a glissé. On était dans la moquerie légère. On est dans le mépris total.

La diffamation contre le Pr Henri Joyeux

Thomas Durand continue sa diatribe. Il attaque désormais le Pr Henri Joyeux. Et il va très loin.

Il dit :

“Henri Joyeux, est-ce qu’on en parlerait autant ? Est-ce qu’il serait invité partout s’il n’avait pas fait sa carrière en partie en collaboration avec des groupes religieux extrémistes parce qu’il était “antivax” ?”

S’ensuit une explication qui m’apparaît ━ pardonnez-moi ━ obscure.

Notre expert explique qu’il y a un complot. Les parties politiques extrémistes seraient plus ou moins à la manœuvre. Les responsables politiques sont prêts à tout pour avoir des voix et les gens toujours disposés à voter n’importe quoi. D’où la polémique sur les vaccins.

Bref, je n’ai pas compris où il voulait en venir.

Il précise que quand la population s’inquiète par exemple devant l’échec de certaines campagnes de vaccination comme pour l’hépatite B (il n’a pas parlé de H1N1), c’est une “panique morale”.

Il achève son exposé. La salle applaudit mollement.

La discussion

Viennent les questions.

Vont prendre la parole des médecins du conseil de l’ordre, des pharmaciens, ainsi que quelques responsables institutionnels. Ils donnent leur avis plus qu’ils ne posent de questions.

L’un propose que l’on créé un comité de censure qu’il appelle “comité d’éthique” des informations qui sont adressées au grand public. Il faudrait inclure l’industrie pharmaceutique, les médecins, les pharmaciens, les responsables religieux et les journalistes.

L’expert interrogé est de plus en plus à l’aise. Il se moque directement ou indirectement du Pr Henri Joyeux, du Dr Andy Wakefield et du Pr Luc Montagnier, tout en affirmant régulièrement ne rien connaître au sujet.

Il raconte des anecdotes, s’amuse de la mode pour les produits naturels, raconte sa vie.

L’assistance, ravie, écoute. Nous sommes entre gens raisonnables, sensés, scientifiques.

Au fil des questions, sa liberté de ton grandit. Il évoque les bons scientifiques et les mauvais scientifiques, de même pour les journalistes.

Le discours est ambigu. L’expert prône la tolérance, la pluralité. Puis il dit que les gens sont dans l’erreur et qu’il faudrait mieux les instruire.

Soudain, Thomas Durand se lâche. Il dit :

“Les gens qui croient que les vaccins sont dangereux ont des raisons. Des mauvaises raisons sûrement mais des raisons. Donc il faut leur parler comme à des adultes à des gens responsables et qui veulent le bien. S’ils ont peur, c’est qu’ils veulent le bien d’eux-mêmes et des gens qu’ils aiment. Il ne faut pas les insulter. Il ne faut pas leur dire que ce sont des crétins. Juste qu’ils sont mal informés. Leur épistémologie est défectueuse, comme beaucoup de gens. Il y a des gens qui croient que Mahomet s’est envolé sur les ailes d’un cheval ailé, que Dieu s’est incarné dans Jésus et s’est fait crucifié, que… et caetera. Toutes les religions, les gens y croient. Les “antivax” ont une croyance.”

C’est dit.

Petit silence.

On me passe le micro.

Mon intervention

Nous sommes à la minute 50 de la vidéo (ci-dessous).

Je me présente et précise que l’IPSN a largement diffusé la pétition du Pr Henri Joyeux. J’ajoute qu’avec 3000 personnes, nous avons saisi le Conseil d’État et que cette institution a validé la position du Pr Joyeux.

Assez vite, on me demande d’écourter ma prise de parole et de poser une question. Je suis le premier à qui cette demande a été formulée, alors que je n’ai pas été plus long que les autres…

Ensuite, je dis avoir entendu parler de bon et de mauvais scientifiques, de bon et de mauvais journalistes et je propose que la vérité est peut-être plus nuancée que cela. Je précise que l’on pourrait tenter de tenir un “discours de vérité” sur le sujet des vaccins.

Olivier Mariotte insiste pour que j’en vienne à ma question.

Je rappelle que Thomas Durand, dans sa présentation, a évoqué quatre catégories de résistants aux vaccins : les écologistes, les angoissés, et ceux qui résistent aux autorités, mais qu’il ne souvient plus de la 4e. Je suggère que ce groupe est peut-être constitué des victimes. Ces personnes ont vu la santé de leur enfant basculer, comment voulez-vous qu’elle soient pro-vaccins, après ce qu’elles ont vécu ?

Pressé par le modérateur, je formule une question :

– “Comment prenez-vous en compte la souffrance des victimes ?”

Réponse de Thomas Durand

Le ton change du tout au tout. Notre expert semble moins sûr de sa force.

Il ne renie pas ce qu’il a dit mais nuance son propos.

Il parle d’abord de la pétition du Pr Joyeux. Il dit que l’argument du nombre n’en est pas un. Sur la souffrance des victimes, il estime que peut-être que la médecine se montre trop froide. Il faut faire un effort dans la communication.

Il évoque ensuite les personnes qui “croient être sensible aux ondes”. Faut-il prendre en compte la peur des gens avant de déployer les antennes-relais ?

Il ajoute que tous les médicaments ont des effets secondaires. Les vaccins ne font pas exception. Une personne sur 100 000 a des effets secondaires. Il estime que l’on prend ce risque-là parce qu’il y a un bénéfice pour la société.

Docte, il explique ensuite que si les gens signent la pétition, “c’est qu’il y a un problème de communication”.

Il tempère son empathie en affirmant peu après : “Cela ne veut pas dire qu’il faille débattre tous les 15 jours avec un expert pour et un expert contre.”

Il tranche : “Il ne faut pas confondre controverse et polémique.”

Il poursuit en disant que l’efficacité des vaccins fait consensus et que les controverses ponctuelles ne doivent pas l’emporter dans le débat, même s’il jure qu’“il serait scandaleux qu’on les censure.”

Savoureux.

Le libre consentement éclairé

Patrick Ledrappier (1:00 sur la vidéo), président du mouvement “Libre Consentement éclairé” intervient.

Prévenant, il précise qu’avant sa question, il a des observations à faire. Olivier Mariotte demande que cesse les “plaidoyers”.

Patrick Ledrappier confirme rapidement que le Pr Joyeux n’est pas anti-vaccin et que par ailleurs Andy Wakefield a obtenu gain de cause en justice, puis demande ce que pense l’expert du libre consentement éclairé des patients, tel qu’il a été posé au tribunal de Nuremberg en réaction aux expériences tentées par les médecins nazis sur leurs victimes pendant la Seconde Ge mondiale.

Petit flottement dans la salle.

Thomas Durand garde son calme et lui répond en disant que oui, le consentement doit être éclairé et que c’est pour cela qu’il faut bien informer les gens.

A-t-il oublié le “libre consentement” ou n’a-t-il pas entendu ?

D’autres interventions ont lieu.

On évoque le société-spectacle et le côté sensationnaliste des médias. Sont évoquées aussi le problème des publications scientifiques. Il est rappelé que 50% des publications financées par l’industrie pharmaceutique ne sont pas publiées et que c’est tout de même un problème.

La réunion touche à sa fin.

Nous n’avons pas été mis dehors et avons à peu près pu nous exprimer.

Au moment de sortir, je me suis tourné vers Patrick Ledrappier, en lui disant qu’il fallait régler les cafés. Il me dit, souriant : Big pharma t’invite.

J’étais un peu gêné !

Voici le site Internet de cette société : www.nile-consulting.eu/

Et la page consacrée à la fameuse réunion : https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/99122/qui-se-cache-derriere-le-complot-anti-vaccination-debat-paris/

Retrouvez la vidéo de cet événement ici (le son n’est pas terrible).

Je vous envoie mes commentaires demain.

Naturellement vôtre,

Augustin de Livois

PS: Vous trouverez une information éclairée sur les vaccins lors du 4ème Congrès International de Santé Naturelle à Marseille les 8 et 9 décembre 2018. Informations et inscription en avant-première sur le site du congrès ici.


6 réponses à “Mon petit-déjeuner offert par Big Pharma!”

  1. G. LEBOIS dit :

    Je me demande juste combien sont payés ces gens pour raconter autant de « conneries » le pompon le « complot anti vaccins » de pauvres débiles qui n’ont de scientifiques que le nom.

  2. Frédérique dit :

    Compte-rendu édifiant, très instructif.
    Je suis une ancienne journaliste, j’ai vécu de l’intérieur de la profession ce que je nomme « la désinformation » et la manipulation de l’opinion, un exercice du métier qui a basculé de la volonté d’informer à celle de communiquer…
    Il est clair qu’il se joue une sorte de guerre de l’information dont le contrôle de l’opinion publique est l’enjeu.
    Certains sujets s’apparentent à des sortes de chasses gardées où seule la parole de quelques hérauts acquis aux lobbies et aux objectifs des pouvoirs en place a valeur de référence incontestable.
    Face à elle, toute forme de questionnement légitime est d’emblée discréditée et toute personne qui ose interroger la doxa officielle et/ou dominante est suspectée de propager une contre-pensée à caractère complotiste.
    Les méthodes employées sont toujours les mêmes : dénigrer, moquer, discréditer, salir la réputation pour éjecter l’intrus hors de l’échiquier… Un échiquier où le débat contradictoire n’a aucun droit de cité puisqu’il s’agit d’imposer une idée, un mode de vie, etc. de façon unilatérale et, de préférence, en faisant taire toute velléité de contestation. Le but est donc de sortir l’opposant du jeu le plus rapidement possible, en le laissant exsangue. (le Dr Jacques Benveniste, un exemple parmi d’autres)
    En réalité ces scientistes qui s’autoproclament comme les seuls et uniques « vrais » scientifiques sont mus par les ressorts psychologiques dont ils accusent ceux qu’ils traitent comme des adversaires : l’apologie du dogme. Ils s’accrochent à leurs propres croyances comme à des vérités incontestables. Tant pis pour tout ce qui est hors cadre et qui risquerait d’ébranler leurs certitudes, forgées d’arrogance et de mépris.
    L’ironie consiste pourtant en ce que leur attitude est profondément anti-scientifique puisque la science consiste à chercher, à expérimenter à partir de postulats et d’hypothèses. Être un véritable scientifique consiste aussi à considérer la part du doute et à s’incliner devant les résultats. Non à plier les résultats et les faits aux contours de ses propres ambitions et de ses a priori.

  3. Jano Celle dit :

    Bonsoir,

    J’aurais aimé visionner la vidéo sur la réunion anti vaccins
    Malheureusement elle n’est pas sur la page comme c’est pourtant précisé dans le résumé de cette réunion

    Cordialement
    Jano

  4. Jeremy de Caunes de Chambrie dit :

    Il est remarquable que les labos soient allés chercher un pauvre garçon aussi peu sérieux, approximatif, bredouillant mal un texte mal appris, et sans rien savoir de la question. Lorsqu’on fait appel à l’arrière-garde, lorsqu’on recrute des hurluberlus présentés comme « chercheurs » (! quelle bourde) et en réalité pas plus « chercheurs » que les salariés chargés d’aller « chercher » le courrier, on avoue une faiblesse générale avancée.

    Par ailleurs, les croyances des pro-vaccins, quand ils ne sont pas directement payés par les labos, reflètent un besoin de se raccrocher à une religion médicale et un système jugé comme sûr. Ils parlent spontanément de « gourous » parce que ce mot leur vient en premier à la bouche, comme étant une réponse à leur propre besoin. Ils pensent que les autres fonctionnent comme eux. Il y a là une angoisse et un besoin de référents, de gourous précisément. Une peur d’imaginer la décomposition de la société.

    Et, depuis quelques années, il y a aussi cette extraordinaire besoin de voir des complotistes partout. C’est la conspirationisation: tout ce qui n’est pas d’accord avec le modèle dominant est nécessairement dans la logique conspirationniste. Voyez ce « youtubeur ». C’est un conspirationisateur type, comme il y en a beaucoup, qui a besoin de trouver un conspirationniste derrière chaque propos déviant. Comme beaucoup, sachant pertinemment son manque de compétence qu’il reconnaît, il ne peut survivre à ses yeux qu’en s’appuyant sur des normes, des institutions, et en découvrant des ennemis à abattre.

    Pour le reste on a là une belle illustration des approximations, invocations, rumeurs, jugement personnels, procès d’intention auxquels on est habitué de la part de gens qui évitent toujours les faits. L’émotivité rassemble les foules, les petits fours les fait venir. L’orgueil et la peur font un ciment, ils inspirent une attaque par réaction.
    Leur besoin de diffamer le très plaisant et agréable pr Joyeux ne peut que conduire à lui.
    Ils sont tels le sanglier dos au mur, leur violence est vite paroxystique.
    Voyez le très installé et apparatchik Michel Cymes, le journaliste au service des labos, qui exprime sa haine contre le Pr Joyeux d’une manière extraordinaire: énorme bourde là aussi, faute tactique : les masques tombent. Nul argument, du procès, seulement, et en public. Si les labos qui font de la pub à la télé n’aimaient pas Cymes, il aurait été viré depuis longtemps, comme l’ont été des médecins avant lui, puisque l’annonceur est le maître.

    Mais, braves gens des labos, la haine ne fonctionne pas, ni le rejet, ni l’opinion marteau-pilonnée.
    Et encore moins l’appel de l’arrière-ban inculte.
    On n’a pas besoin de faire de campagne en faveur des fraises: le public les aime, car elles ont bon goût et font du bien.
    Il n’y a que des inventions, de la publicité, qu’on fait avaler de force au consommateur qu’il faille défendre avec de grosses campagnes médiatiques (des milliards ici). Et qu’est-ce qu’un vaccin rendu obligatoire par la loi, sinon un aveu ! La vérité n’a pas besoin de loi, le bien non plus. On ne fait pas de loi pour que la mère nourrisse son enfant.
    Ne l’oublions pas, le médicament est le produit du monde sur lequel on fait jusqu’à plusieurs centaines de fois la culbute. Très loin devant le luxe, le pétrole ou les armes…

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