Pourquoi cet homme sourit-il?

Cher amie, cher ami,

Si, comme moi ce matin, vous avez pris le métro ou le Thalys, traversé une gare ou passé une grande place, vous avez sans doute vu les visages fermés et fatigués de la foule fuyant vers ses obligations, indifférente au monde et aux autres.

Je me suis dit qu’ils avaient sûrement de bonnes raisons d’être tristes : ils avaient trop pris de gluten ou de sucre, ils étaient malades, ils partaient vers des lieux inquiétants ou inconnus, ils quittaient leur famille ou n’en n’avaient pas pour les attendre.

Mais ce matin, j’étais heureux et j’avais envie que tout le monde le soit. Je repensais à la foule joyeuse de Dijon, à Emmanuel lorsqu’il l’a haranguée, aux médias pressés de faire le buzz et cela m’a réchauffé le cœur. J’entendais alors l’un de vous écrire sur notre page de soutien à Emmanuel Giboulot : cela me redonnerait presque la fierté d’être bourguignon !

Et c’est vrai qu’il y a de quoi être heureux et fier !

Votre mobilisation pour Emmanuel Giboulot – 500 000 soutiens ! –, n’a pas seulement redonné le sourire et la motivation à un homme admirable de courage et d’éthique.

C’est aussi et surtout un énorme pavé dans la mare. C’est le refus de l’indifférence. Tous les médias ont dû se saisir de l’affaire : quotidiens, télés, hebdos, radios. Grâce à vous, tout le monde sait maintenant qu’en France on peut risquer d’être condamné pour refuser de polluer, que les logiques hyper-productivistes priment encore dans les instances officielles alors même que la recherche a montré les méfaits des engrais chimiques et des pesticides dévastateurs.

Pour autant, ce n’est pas encore le moment de savourer, car la victoire n’est pas acquise.

La Procureure a demandé qu’Emmanuel Giboulot soit condamné, pour l’exemple, comme un vrai délinquant.

Un tel verdict serait catastrophique. Cela signifierait la peur pour tous les agriculteurs bio et non-bio qui cherchent à travailler leur terre dans le respect de la nature et des hommes.

Les juges et les autorités doivent savoir que l’immense vague de mobilisation qui s’est levée ne s’arrêtera pas tant qu’Emmanuel Giboulot ne sera pas relaxé.

Une page d’histoire commence à s’écrire. De même que l’agriculture a connu une révolution avec la mécanisation et les engrais chimiques, il ne tient qu’à nous qu’elle soit à l’aube d’une nouvelle révolution, vraiment durable celle-là : celle de l’agriculture bio et raisonnée qui nous redonnera le goût d’une alimentation saine et préservera la diversité de notre terroir pour nos enfants et ceux qui viendront après eux.

Et ce changement commence très concrètement aujourd’hui : en empêchant qu’un homme puisse être condamné pour avoir porté cette vision généreuse et d’avenir.

Alors ajoutez votre soutien à Emmanuel Giboulot et faites suivre !

 

Le viticulteur convoque au tribunal parle
Avec tout mon dévouement,

Augustin de Livois
Président de l’Institut pour la Protection de la Santé Naturelle

PS : Les activités de l’IPSN continuent : n’oubliez pas que vous pouvez vous inscrire pour:

les conférences Médecine du sens à Lille et Bruxelles les 17 et 18 mars prochain :

ou au Congrès des Herboristes à Lyon les 17 et 18 mai 2014

ou aux ateliers de logique émotionnelle

PS 2 : L’IPSN soutient la pétition lancée par Lyme sans frontières le 5 mars dernier 

 


4 réponses à “Pourquoi cet homme sourit-il?”

  1. Ruth Buchli dit :

    Au sujet de Emmanuel Giboulot:

    E pourquoi ne pas écrire un E-Mail au juge et au procureur? Vous avez leur Adresse E-mail?

    Excusez moi, si mon Français n’est pas sans fautes, je le parle mais le écrire est autre Chose.

    Meilleures salutations
    rbuchli

  2. Signataire dit :

    Pourquoi le comptage des signataires de la pétition s’est arrêté le 4 mars ?!

  3. […] Pourquoi cet homme sourit-il?. Editoriale di Augustin de Livois – Presidente dell’Institut p… […]

  4. secchi dit :

    Tout notre soutien à Emmanuel Giboulot.
    Son combat et d’avant garde, il nous défend contre l’obligation un jour de traiter nos jardins. Nous avons un verger ( 100 pommiers) que nous cultivons en Bio. C’est difficile mais nous avons de bonnes pommes qui commencent à être recherchées. C’est passionnant de cultiver en respectant la nature, nous découvrons les plantes répulsives, méllifères…. Que de richesses nous offre la nature et c’est gratuit, le problème est peut être bien là, et si un jour les insecticides et pesticides ne se vendaient plus !!!!

    Bon courage Emmanuel, les amis Bio sont là.

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