Vaccins et autisme, les explications du Dr Michel de Lorgeril

Chère amie, cher ami,

Je vous transmets aujourd’hui une tribune courageuse du Dr Michel de Lorgeril (avec son autorisation).

Il décrypte une étude récente menée sur 200 000 femmes enceintes. L’étude compare celles qui ont été vaccinées contre la grippe et celles qui ne l’ont pas été.

Les résultats sont inquiétants :

  • le risque d’autisme n’existe pas chez les enfants dont les mères n’ont pas été vaccinées ;
  • il est en revanche avéré chez les enfants dont les femmes ont été vaccinées.

Michel de Lorgeril est médecin et chercheur (CNRS). Il est épidémiologiste et expert en cardiologie. Il a longtemps défendu le cholestérol qui n’est pas responsable des maladies cardiovasculaires comme de nombreuses études sur la diète méditerranéenne l’ont montré.

Il s’attaque aujourd’hui à un autre sujet tabou : les vaccins. C’est unepolémique complexe où les intérêts économiques et les enjeux politiques brouillent la réflexion.

Toutefois, dans son texte Michel de Lorgeril souligne à la fois ce que révèlent les chiffres publiés et comment ceux qui les ont trouvés réagissent à leurs propres travaux. C’est troublant.

Je vous laisse découvrir le document de Michel de Lorgeril reproduit ci-dessous.

Naturellement vôtre,

Augustin de Livois


Vaccins et autisme : les faits s’imposent…

Que certains vaccins favorisent l’autisme fait l’objet d’une controverse interminable et douloureuse.

L’épidémie d’autisme progresse partout, malgré les dénégations de certains, et de façon parallèle à l’inflation vaccinaliste.

Tout est fait pour masquer la réalité des faits : ce serait une réalité tragique et presque impossible à accepter. Certes, c’est difficile à étudier et beaucoup se découragent, faute d’un accès libre aux données disponibles et aussi faute d’une réelle volonté d’éclaircir cette question cruciale en médecine.

Mais parfois le rideau se déchire et nous apercevons l’envers du décor : ce qui est caché et aussi ceux qui nous cachent les choses !

Une étude récente publiée dans un grand journal américain nous révèle des faits troublants mais très révélateurs. Avec les limites de la science moderne !

Le titre : « Association Between Influenza Infection and Vaccination During Pregnancy and Risk of Autism Spectrum Disorder » ; et c’est publié dansJAMA Pediatr 2017 ;171(1) : e163609 pour ceux qui veulent aller vérifier.

Les auteurs : Ousseny Zerbo, Yinge Qian, Cathleen Yoshida, Bruce H. Fireman, Nicola P. Klein ; Lisa A. Croen.

Un seul est médecin diplômé (Klein) et universitaire : c’est le boss ; ce sont ses conflits d’intérêt à lui qu’il faudra vérifier. Les autres sont de simples exécutants.

Pour les non-anglophones, je traduis ce titre : Association pendant la grossesse entre survenue de grippe ou vaccination contre la grippe et le risque d’autisme.

Autism Spectrum Disorder (ou ASD) est un équivalent d’autisme en simplifiant.

C’est une étude cruciale pour deux raisons principales :

1- Vaut-il mieux avoir la grippe (avec le vrai virus sauvage) ou est-il préférable de se vacciner contre la grippe ? Certes, le contexte est particulier (la grossesse) et le résultat (un diagnostic d’autisme à 5 ou 10 ans) ne concerne pas la victime de la grippe mais son bébé.

Au-delà de la grippe, de la grossesse et de l’autisme, cette étude enveloppe une multitude de questions sans réponse à propos des causes de l’autisme, des agents pathogènes et d’autres contextes cliniques.

2- Vaccins et autisme est une question très difficile parce que presque tous les vaccins sont suspects. Si on a beaucoup parlé du rôle possible des vaccins contre la rougeole (ROR), les vaccins contenant du mercure et ceux contenant de l’aluminium sont aussi suspects.

Ce qui veut simplement dire qu’il est presque impossible de trouver des enfants qui n’aient pas été vaccinés par un quelconque de ces vaccins suspects au cours des 40 dernières années. Cette situation est catastrophique pour un épidémiologiste car il n’a pas de groupe témoin(sans aucun des vaccins suspects) pour évaluer l’impact de ces mêmes vaccins sur le risque d’autisme.

Cette étude américaine sur Vaccins, autisme et grossesse est donc très originale et très bienvenue pour nous éclairer puisque nous n’avons pas ou peu de facteurs de confusion : il y a les mères qui ont la grippe, celles qu’on a vaccinées et celles qui n’ont eu aucun des deux pendant la grossesse, unvrai groupe témoin. J’espère être clair.

Je ne vais pas détailler l’étude, ce serait trop long, mais au moins signaler que ça concerne presque 200.000 enfants américains nés entre 2000 et 2010.

Les conclusions concernant le rôle de la grippe sauvage sur l’autisme sont limpides : pas de signal audible ou visible. Le virus de la grippe chez la maman n’augmente pas le risque d’autisme chez son bébé.

Par contre, les données sur les effets du vaccin contre la grippe pendant la grossesse sont catastrophiques ; mais les investigateurs ne veulent pas le voir : si la maman est vaccinée pendant le 1er trimestre, il y a une augmentation (autour de 25%) du risque d’autisme. Pendant les deux autres trimestres, les données sont moins claires mais vont dans le même sens.

Quand on met les trois trimestres ensemble, l’augmentation du risque persiste et quand on ajuste dans des modèles mathématiques pour tenir compte d’autres facteurs, le risque persiste.

Pour ceux qui aiment les graphiques, je reproduis ci-dessous les courbesmontrant l’évolution des diagnostics d’autisme avec le temps. On voit nettement que 5 ans après l’accouchement, les courbes sont très proches, c’est après que ça se dégrade. Attention, ce qui est montré ce n’est pas la maladie réelle telle que vécue par les familles, c’est le diagnostic médical enregistré par l’administration.

Pour ceux qui préfèrent les chiffres, je reproduis la table 3 de l’article qui résume assez bien les résultats des analyses (ci-dessous).

Ceux qui comprennent les statistiques médicales constatent (c’est la dernière ligne du tableau) qu’après des ajustements multiples (dont la légitimité peut être discutée), les intervalles de confiance restent supérieurs à l’unité : l’augmentation du risque d’autisme chez les enfants de mamans vaccinées au 1er trimestre atteint 20%.

Je résume : il vaut mieux avoir la grippe que le vaccin.

Sur un échantillon aussi grand et aussi peu sélectionné, ces faits sont hautement significatifs sur le plan clinique et encore plus sur le plan sociétal.

Comment se fait-il que personne ne réagisse ?

Les experts vaccinalistes ne veulent pas voir. Explication alternative, ils ne comprennent rien à ces données et « achètent » naïvement les conclusions des auteurs et notamment celles du boss.

Que dit notre universitaire en chef (le Pr Klein) ?

Il conclut que ces données sont probablement dues au hasard et qu’il ne faut surtout rien changer au programme de vaccination actuel ; mais tout de même (pour ne pas trop se ridiculiser), que de nouvelles études semblent nécessaires (ci-dessous copie de la conclusion de l’article).

Pourquoi le Pr Klein refuse d’entendre ce signal fort que le vaccin contre la grippe semble augmenter le risque d’autisme ?

Parce que ses liens d’intérêt le rendent sourd et aveugle : ci-dessous ces liens d’intérêt.

Le Pr Klein a donc de bonnes raisons d’essayer d’enterrer ses propres découvertes. Mais les autres ? Les experts vaccinalistes ? Les lanceurs d’alerte antivaccinalistes ?

Pourquoi ce silence tonitruant ?

Je conclus : nous avons ici évidence forte, mais non définitive (comme toujours dans les sciences de la vie), qu’un vaccin paraît augmenter le risque d’autisme.

Ces données doivent être prises avec prudence, bien sûr, mais doivent alerter la communauté médicale.

Ce n’est pas une bonne idée – il est très imprudent – de vacciner une femme enceinte sauf cas très particuliers que je ne vais pas discuter ici.

Plus personne ne pourra clamer l’innocuité des vaccins de façon générale ; plus personne ne pourra prétendre que les vaccins ne pourraient pas augmenter le risque d’autisme ; plus personne ne pourra clamer que le cerveau des bébés n’est pas fragile et ne doit pas être protégé ; plus personne ne pourra décréter que vacciner une femme enceinte est sans danger !

La parole est désormais aux tribunaux : il faut écouter les familles qui s’estiment victimes !

Dr Michel de Lorgeril

Voici le lien du texte et tableau ICI

Retrouvez ici son blog : http://michel.delorgeril.info


7 réponses à “Vaccins et autisme, les explications du Dr Michel de Lorgeril”

  1. Guillaume dit :

    Je ne vois ni les graphiques, ni les sources cités

  2. Adeline dit :

    Bonjour,

    je suis abonnee a votre newsletter depuis plusieurs mois deja. Je trouve que vous parlez de sujets interessants, importants, que votre argumentaire semble la plupart du temps legitime et que vous etes ouverts a la discussion (?).
    Cependant aujourd’hui, suite a votre derniere lettre concernant l’article « Association Between Influenza Infection and Vaccination During Pregnancy and Risk of Autism Spectrum Disorder », je me dois de reagir.

    Dans les premieres phrases de votre newsletter, qui, vous le doutez bien, seront parfois les seules a etre lues, vous affirmez que d’apres cette etude, »Les résultats sont inquiétants : le risque d’autisme n’existe pas chez les enfants dont les mères n’ont pas été vaccinées ; il est en revanche avéré chez les enfants dont les femmes ont été vaccinées. »

    C’est faux.
    D’apres ce papier, ne serait-il plus correct d’ecrire que :
    1) il n’y a pas d’augmentation du risque d’autisme chez les meres qui n’ont pas ete vaccinees (car le risque zero n’existe pas!)
    2) une augmentation du risque d’autisme semble etre associee a la vaccination si les femmes enceintes sont vaccinees durant le premier trimestre de grossesse (comment pouvez vous parler « d’avéré » quand les statistiques sont elles-meme discutees?)

    Vous affirmez qu’il vaut mieux avoir la grippe plutot que de se faire vacciner ; connaissez-vous les consequences dramatiques que peuvent avoir une infection grippale chez une femme enceinte si son systeme immunitaire est un peu fatigue ? Quid du risque de mort fœtale lorsqu’une femme enceinte a la grippe ?

    Enfin, dans votre lettre, je suis stupefaite de lire d’une part « les données sur les effets du vaccin contre la grippe pendant la grossesse sont catastrophiques » et « les données doivent être prises avec prudence, bien sûr ». Si vous etes le porte parole d’Alerte Sante aujourd’hui, alors vous comprendrez qu’il est de votre responsabilite de proposer une lecture critique et objective d’un article publie dans un journal peer-reviewed, au lieu de denigrer la communaute scientifique et proposer des messages « catastrophiques » sans prendre en compte la sensibilite des donnees numeriques.

    Pourquoi ne pas, par exemple, proposer un principe de precaution visant a limiter la vaccination lors du premier semestre de grossesse ?

    Scientifiquement votre,

    Adeline.

    • ipsn dit :

      Bonjour Madame,

      Merci pour votre retour sur cette lettre qui n’avait pas pour but de dénigrer la communauté scientifique, ce que nous ne faisons jamais. Vous le savez nous mettons régulièrement en avant les chercheurs de différentes institutions en veillant simplement à ce qu’ils soient les plus indépendants possibles.

      Ok pour votre remarque sur le début de la lettre que nous aurions pu nuancer. Cela dit, la conclusion de ce débat est surtout qu’il devrait y avoir beaucoup plus d’études menées entre des populations vaccinées et des populations non vaccinées.

      Pour ce qui est du vaccin contre la grippe, c’est la Haute Autorité de Santé elle même qui en souligne l’inefficacité…

      Après, chacun est libre de se faire vacciner contre la grippe ou non.

      Mais il est bon de savoir qu’il existe de multiples formes de grippes et que le vaccin ne couvre qu’une petite partie des risques.

      Que la grippe puisse avoir des conséquences sur une femme enceinte est une certitude mais le vaccin n’est peut être pas la meilleure protection ! Chaque situation mérite d’être étudiée mais comptent l’âge, le lieu d’habitation, l’hérédité, le niveau de stress, les déplacements éventuels etc.

      A notre sens la seule vraie solution est de permettre aux médecins d’être plus libres et de pratiquer une médecine individualisée. Les vaccins devraient faire partie des “possibles” du médecin et des patients et non d’une obligation pour tous.

      Mais c’est une question plus sociétale que scientifique. Heureusement, la société est bien plus large que la science et les principes scientifiques ne sont pas les seuls à nous guider !
      Naturellement vôtre,

      L’équipe IPSN

  3. Marga dit :

    Je ne comprends pas comment vous justifiez votre phrase: « le risque d’autisme n’existe pas chez les enfants dont les mères n’ont pas été vaccinées. »
    Cette donnée ne correspond pas à ce que dit le Dr Lorgeril ni à ce que révèle l’étude citée (voir https://jamanetwork.com/journals/jamapediatrics/fullarticle/2587559 , cliquer sur « Figures/Tables » pour voir les chiffres).
    Selon cette étude, si j’ai bien lu, une femme non vaccinée qui a une grippe durant le 1er trimestre de grossesse a un risque de 1.81% d’enfant autiste, contre 1.91 pour les femmes vaccinées à la même période. Donc un risque légèrement inférieur aux femmes vaccinées. Donc 1.91 serait un risque grave, et 1.81 serait « le risque n’existe pas »??
    De même, selon les chiffres globaux (mères ayant eu la grippe ou pas), une femme non vaccinée a un risque d’enfant autiste de 1.54% (par rapport à 1.69% si vaccination).
    Sincèrement, abonnée à vos listes de diffusion depuis un bon moment, quand je lis ce genre de phrase trompeuse j’hésite à me désabonner.
    Bonnes salutations.

  4. Philippe PIENS dit :

    Ce debat est important. Il ne change pas vraiment la conclusion que j’ai tiree de la lecture de l’article, mais il represente la force de la democratie que nous recherchons. Nous luttons contre un pouvoir exorbitant, celui de la motivation profit dans l’industrie pharmaceutique, soutenue par l’ordre des medecins et par le ministere de la sante. Nous nous devons d’etre intransigeants sur nos principes de probite et de transparence parce que nous faisons confiance a la capacite de jugement des citoyens. Nous n’avons rien d’autre.
    Je vous prie de publier ce debat et je vous remercie de votre perseverance dans ce combat pour la sante publique.

  5. Florence de Flaghac dit :

    Bonjour,

    Ma fille, 23 ans doit se faire vacciner pour travailler en crèche contre l’hépatite B, vaccin Engerix B20, et contre la méningite, vaccin Neisvac.
    Ces vaccins ne sont-ils pas plus dangereux que la maladie?
    L’engerix pouvant amener la sclérose en plaques, et le Neisvac contenant de l’aluminium, pouvant amener des séquelles graves.

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